rivière

quelques notes pour un manifeste eutopique

Invitation à compléter, modifier, copier, partager ces premières notes pour un manifeste de l’eutopie.

Organisation :

La paix est notre pierre de fondation. Nous établissons des lieux de démocratie, non représentative, horizontale. Notre nouveau monde pousse dans les failles et les espaces libérés du monde mourant. Nous poussons notre avenir hors de ce futur. Reprenant le slogan de la Zad : « Nous sommes la nature qui se défend », nous l’ajustons pour créer le nôtre : « Nous sommes la nature qui se guérit. »

Village :

Nous encourageons l’exode urbain. Nous sortons de la périphérie des villes et nous limitons l’échelle de nos interventions. La connexion avec la ville et son monde reste légère. Nous installons des territoires de nomadisme. Nous nous incrustons en harmonie dans les territoires renaturés et favorisons l’hybridation. Nous respectons nos voisins, considérant qu’ils peuvent nous rejoindre à tout moment. Nous anticipons et respectons leurs règles en les connaissant le mieux possible.

Santé/Frontières :

Nous jardinons, nous cultivons dans nos habitats, dans nos véhicules et dans des petites clairières, car avant tout nous élevons des forêts nourricières. Nous élaborons un archipel d’oasis pour nous soigner de la ville. Ce qu’ils appellent écovillages sont de notre point de vue les villages, les oasis pour un peuple semi-sédentaire et nomade, migrants par volonté ou suite à leurs erreurs. Nous ne sommes plus de leur monde, nous sommes chez eux comme des voyageurs, les expatriés de notre archipel. Nous ne bataillons pas avec le monde mourant, nous le quittons, nous prenons soin de nous.

Rythmes biologiques :

« J’ai appris le rythme du temps par la nature », dit Jean-Marie Pelt. Notre temps est celui de la saisonnalité pas celui des mensualités. Le système monétaire et économique actuel nous asservit avec un temps régulier horaire, mensuel, annuel. Nous ne voulons plus de ce temps qui s’accélère, qui s’emballe ! Notre rythme, c’est celui qui s’accorde avec le jour, la nuit et le retour des saisons, avec les cycles de la lune, celui des marées, avec les premiers gels et les premiers bourgeons, les moments où le coq chante et celui où les poules pondent, quand l’orage approche et que le vent se lève. Notre temps n’est plus mécanique il est celui de la vie. Comme le climat est bouleversé et que l’avenir est incertain, nous serons mieux adaptés aux irrégularités de la nature.

Laisser un commentaire